Mais dans certains cas, Les ronflements constituent un signe d’apnée du sommeil


 Les ronflements sont considérés comme courant chez les gros dormeurs. Mais dans certains cas, ils constituent un signe d’apnée du sommeil, un trouble encore trop peu diagnostiqué qui favorise les maladies cardiovasculaires.

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Au mieux ils ne s’entendent pas, au pire ils sont sources de reproches. Pourtant, les ronflements ne sont pas aussi anodins qu’ils n’y paraissent. D’origine mécanique, le ronflement est produit par la vibration des tissus du larynx. S’ils sont trop détendus pendant le sommeil, ils se mettent à vibrer lors de la respiration et provoquent ce bruit bien connu. Mais contrairement aux idées reçues, ce phénomène ne signifie pas que l’on dort bien, mais au contraire que l’on est gêné au niveau de la gorge.

En effet, le ronflement peut amener à une apnée du sommeil : en France, 15 millions de personnes sont des « ronfleurs », et parmi eux 5 millions s’arrêtent de respirer plusieurs centaines de fois par nuit, parfois jusqu’à 10 secondes. Mais très peu d’apnéiques prennent ce problème au sérieux. « Tous les ronfleurs sont appelés à souffrir de ce trouble un jour ou l’autre. Mais peu de personnes vont consulter car les hommes pensent que c’est normal et les femmes le cachent parce qu’elles pensent que ce n’est pas ‘sexy' », explique à metronews le Dr Gérard Vincent, spécialiste de l’apnée du sommeil.

90 % des patients ne sont pas diagnostiqués

Ainsi, sur ces 15 millions de personnes potentiellement concernées, les autorités de santé estiment qu’environ 90 % ne seraient pas diagnostiquées. L’apnée du sommeil n’est pas guérissable, mais elle peut être traitée selon le degré du cas qui sera établi par un médecin spécialiste. « Le souci c’est qu’actuellement, les traitements sont encore trop lourds et trop chers, ce qui peut en dissuader plus d’un. Il s’agit soit d’une chirurgie, soit d’un masque qui envoie de l’air en continu via un tuyau. Même dans ce dernier cas, les patients ne le branchent pas chaque nuit », précise Gérard Vincent.

Pourtant, ce syndrome peut avoir un impact important sur la qualité du sommeil et sur le corps en lui-même. Un risque de cancer multiplié par 4,8 et un risque de développer une maladie cardiovasculaire multiplié par 5. « Outre le fait de mener à plusieurs micro-réveils inconscients, ces apnées à répétition causent un manque d’oxygène dans le sang. Du coup, le cœur à « soif » d’oxygène et bat plus vite. Cela peut entraîner des infarctus, des AVC, et même une augmentation de la tension artérielle : 40 % des hypertendus ont un syndrome de l’apnée du sommeil », ajoute le Dr Vincent.

SOURCE: metronews.fr


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