À neuf ans, il rejoint l’école secondaire

media_xll_6583475Un jeune habitant d’Eindhoven est connu depuis la semaine dernière à travers les Pays-Bas pour avoir réussi son test de fin de primaires sans faire une seule faute. Mais le petit Duuk Niemantsverdriet l’a surpassé: il a lui aussi obtenu le maximum à l’examen et le voilà en route pour l’école secondaire… à neuf ans.

Un visage poupon et pourtant, ce petit bonhomme a plus d’un tour dans son sac. L’enfant, après avoir passé l’examen de fin de primaires, ne pensait pas avoir obtenu un sans-faute car il avait pris un peu plus de temps que d’habitude pour répondre à toutes les questions. « Je m’évaluais à 548 ou 549 sur 550 », explique-t-il. Avec son examen parfait, ce cerveau de neuf ans originaire de Poeldijk (sud des Pays-Bas) saute donc trois classes et file vers l’enseignement secondaire.Le système d’enseignement hollandais est différent du nôtre. Les élèves étudient par groupes d’apprentissage. « J’ai étudié le programme des 1er et 2e groupes en un an et demi et une fois à la moitié du 5e groupe, je suis directement passé dans le groupe 7 », explique-t-il. Son institueur confirme: « Alors qu’il était encore dans le groupe 4, Duuk savait effectuer des exercices que l’on pose à l’examen du groupe 8 ». Son sans-faute n’est donc pas une vraie surprise. « Mes copains de classe en étaient sûrs! Moi j’étais très content », renchérit l’enfant.

Maths en anglais
« Duuk a passé plusieurs tests destinés aux enfants à haut potentiel mais là aussi, il dépasse les normes connues », relate son professeur. « Cela a été un défi pour nous aussi de l’encadrer. Lui fournir du travail à son niveau, des objectifs plus difficiles à atteindre, et depuis peu, des leçons de mathématiques en anglais sur ordinateur ».

On ne peut pourtant pas dire que Duuk ait été poussé. Lorsqu’on lui a proposé de passer du groupe 5 directement au groupe 7, il a sauté sur l’occasion, quitte à changer d’environnement. « Je trouvais ça chouette. Dans mon ancienne classe, aucun travail de groupe n’était possible avec moi », se souvient-il. Ce grand timide de neuf ans est désormais plus ouvert en classe et ose plus se mettre en avant qu’auparavant. Sa vie sociale s’est épanouie.

Un enfant parmi les ados
Pour ses parents non plus, ses aptitudes hors du commun n’ont pas été faciles à gérer. Sa mère est institutrice dans l’établissement où il est scolarisé et elle ne voyait pas son avancement d’un bon oeil. Elle n’en dormait même plus la nuit. « J’étais terrifiée lorsqu’on nous a proposé qu’il passe directement au groupe 7. J’avais peur qu’il n’y trouve pas sa place ».

Et l’histoire se répète, car le soulagement de le voir s’épanouir dans sa nouvelle classe n’aura pas duré. « Mon fils de neuf ans va être traité comme un enfant de douze ans. Pour aller jusqu’à sa nouvelle école (secondaire), il doit faire un long trajet à vélo. En tant que mère, vous ne savez pas comment appréhender tout cela. Mais il est en demande d’être traité comme tous ses autres nouveaux camarades », explique-t-elle.

Va jouer dehors!
Ce n’est pas parce que Duuk a la bosse des maths et est un rat de bibliothèque qu’il n’a pas d’amis. « Il lit énormément, mais il joue très volontiers avec les autres enfants. On croit parfois que les enfants surdoués passent leur vie derrière un ordinateur, mais je fais attention à ce qu’il prenne l’air dès qu’il fait beau », relate encore la mère.

Cette dernière se prépare déjà aussi à ce que Duuk termine ses secondaires en un temps record. « Il part dans une école bilingue à Wateringen et il est plus que probable qu’il effectue le programme en peu de temps. Mais au moins, il aura un peu grandi d’ici la fin de ce cycle et il saura déjà mieux ce qu’il veut faire plus tard ».

Inventeur ou ouvrier
Mais justement, que veut faire de sa vie un enfant aussi doué? « Devenir inventeur. Et si ça ne marche pas, j’irai tout simplement travailler dans la même entreprise que papa, une société de dragage », répond laconiquement l’enfant qui a, en plus, les pieds sur terre.

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